Sanda Afohou

Togo

2018 Adduction électro-solaire

 

Ce projet IAS à Sanda Afohou, un village à une trentaine de km à l’ouest de Kara, est né comme souvent du hasard d’une rencontre. En l’occurrence, avec Françoise Burnol, une institutrice française retraitée qui, avec son association Tolérance, a soutenu depuis 2001 la scolarisation des enfants du village, notamment des filles, et construit un collège et une bibliothèque.

Comme dans la plupart des villages africains, le problème numéro un est le manque d’eau potable. Les 4 forages dotés de pompes à motricité humaine y sont assiégés par des files de femmes qui passent des heures à attendre leur tour pour remplir leur bassine en aluminium de 25 litres

Un pompage électro-solaire était la solution. La Ville de Genève accepta de financer ce projet.

Les repérages ont montré que la position idéale pour un château d’eau était le sommet de la colline où se tient chaque samedi le marché, évènement de la semaine. Nous avons fait procéder à une détection géophysique pour déterminer la position idéale du forage à réaliser.

En concertation avec les villageois, il fut décidé de réaliser 3 bornes fontaines pour distribuer l’eau aux trois quartiers entourant la colline.

 

Comme dans la plupart des villages africains, le problème numéro un est le manque d’eau potable.

Les quatre forages dotés de pompes à motricité humaine y étaient assiégés par des files de femmes qui passaient des heures à attendre leur tour pour remplir leur bassine en aluminium de 25 litres.

L‘association Tolérance a demandé à IAS de construire une adduction électro-solaire afin de fournir en quantité l’eau potable à la population qui ne cesse d’augmenter.

Nous avons sollicité la Ville de Genève, qui a accepté de financer ce projet. Projet qui a pu être réalisé en janvier 2018 avec nos partenaires togolais.

L’adduction de Sanda Afohou est la 8ème construite par IAS au Togo, en plus des alimentations solaires de 6 dispensaires et hôpitaux et 5 postes villageoises.

Le château d’eau a été construit au sommet de la colline où a lieu le marché, le point le plus haut du village. Le forage a été pratiqué au bas de cette colline, suite aux résultats de la détection géophysique. Trois bornes fontaines ont été construites aux trois point cardinaux restants, correspondant à trois quartiers en plein développement – et qui vont encore naturellement se développer grâce à la fourniture en eau potable.

 

Le forage étant positif, le château fut construit par nos partenaires togolais habituels.

En janvier 2018, Jacques Painot, avec notre chauffeur Awati, devant le château de 25 mètres cubes.

 

Habituellement, l’eau de forage pompée à 70 mètres de profondeur est potable. Mais, cette fois, nous avons un problème inédit : l’analyse de l’eau effectuée sur l’échantillon prélevé par les foreurs a présenté une quantité beaucoup trop importante de bactéries fécales.

En Suisse, à plus de 4’000 km de Sanda Afohou, nous ne pouvions pas vérifier si les conditions d’hygiène avaient bien été respectées lors du prélèvement. Nous avons donc décidé de ne prendre aucun risque et de prévoir un filtrage et une désinfection à ultraviolets C (qui détruit tous les organismes vivants), directement dans le circuit de pompage.

Dans le local technique, le système de filtrage et de désinfection envoie de l’eau pure dans le réseau.

Le tube émettant les UV-C, qui irradie l’eau est également alimenté par un petit générateur électro- solaire.

Le paysage de la Kara vu du sommet du château d’eau.
L’impatience des femmes est telle qu’il y a la cohue au pied du château pour récupérer la première eau lorsque l’on vidange le réservoir après le premier essai de pompage.

Aujourd’hui, l’eau pompée grâce au soleil togolais est distribuée abondamment à travers trois bornes-fontaines des nouveaux quartiers. Les femmes de ces quartiers n’ont plus besoin de se lever au milieu de la nuit pour aller faire la queue des heures durant à la pompe à motricité humaine.

À l’ouverture de la première borne fontaine.
Lors de l’inauguration, Yao, le maître maçon, constructeur du château et des bornes-fontaines, Jacques Painot, Bernard Béroud, et Léonard Adja, électricien.

Ce petit et sa maman auront une vie meilleure avec de l’eau potable en abondance.

Statistiques de l'installation
Les premières statistiques de pompage et de distribution